La blessure qui naît de ces mots, ces poignards,
Ces lettres dessinées ont couleur de mon sang,
Pénètrent dans mon cœur comme glisse le soir,
En douceur au départ, puis plus rien, soudainement.
Je ne sais si je vis, ou si mon corps sursaute,
L’agonie confinant à mon amour brisé,
Mes pensées s’envolant pour mieux fuir mes fautes,
Celles qui ont su salir tes plus belles années.
Il n’y a qu’une chose qui me retienne encore,
Une chose qui me pousse a croiser ta photo,
Où tes yeux qui reflètent les couleurs de l’aurore,
Me rappellent le bonheur, la chaleur de ta peau.
Cette dernière chose, c’est le poids du regret
Le remord de t’avoir imposé ma présence,
D’avoir été indigne d’approcher ton essence,
Puisse ma vie qui s’enfuit, à jamais te bercer.