La rosée du matin glisse sur tes paupières,
Le baiser de la terre effleure ton sommeil,
Il souffle sur tes lèvres, ce même vent qui hier,
Jouait dans tes cheveux, à un amant pareil.
La nature où
tu trône est faite à ton image,
Sa beauté désarmante, ses parfums enivrants,
Une douceur telle qu’elle calme les rivages,
Une force qui de morts sait faire des vivants.
Et si tes larmes perlent,
elles deviennent torrents,
Arrachant du silence un cri insoutenable,
Et lorsque tu as peur, et tremble doucement,
C’est le sol qui se brise, châtiant les misérables.
Mais lorsque je suis
là, ta bouche contre la mienne,
Il n’y a plus personne, il n’y a que nous deux,
La nature indiscrète s’évanouit peu à peu,
Pour laisse à nos cœurs une place sereine.