Un cœur qui tremble derrière
le carmin d’un rideau,
Des planches qui craquent quand la peur s ‘élève,
Le souffle que l’on perd, puis retrouve aussitôt,
Et oser faire un pas quand le feutre se lève.
Les regards par centaines
qui observent tes gestes,
Tu ne les perçois pas, enivrée de passion,
Tu parles avec ton corps et oublies tout le reste,
Et tu offres à ton âme cette intime émotion.
Puis tu laisses la musique
s’emparer de tes sens,
Elle te guide, elle te porte, et tu deviens l’écho
De ses mots si secrets, masqués par la cadence,
Pour révéler au monde l’amour en ce duo.
Et ivre de fatigue et
d’efforts incessants,
Tu salues ces quidams, partenaires d’un soir,
Des larmes de bonheur se laissent percevoir,
Tu n’as jamais vécue autrement qu’en dansant.