Un entretien.


Je te parle comme à un frère,
Lorsque les mots ne servent à rien,
Lorsque même voir est un calvaire,
A l’heure où l’on veut être un chien.

Tu vois, je ne suis pas fier de moi,
J’ai trop traîné dans la misère,
Trop souffert de ne pas avoir de toi,
D’avoir trop regarder en arrière.

Mes nuits d’alcool, ces heures de «gloire»,
Ces filles vides dans leur cœur,
Que j’ai séduit par un pourboire,
Que j’ai aimé…pour quelques heures,

Ces matins froids brûlant d’absence,
Où j’aurais voulu encore dormir,
Et laisser s’engourdir mes sens,
Je n’en peux plus de les vomir.

Je crois que le chemin s’achève,
Parce que je n’ose plus te parler,
Te regarder, même dans mes rêves,
Est une insulte à ta pureté.

Et comme je ne peux rien y faire,
Tant ce que je suis te réclame,
Mon sang ruisselle de somnifères,
Mon corps se meurt……et si tu m’aimes……
Brise mon âme…..
 

 
 

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