Eveil.


J’ouvre un œil sur le monde et contemple la Terre.
Une fine lumière inonde le silence,
Révélant mille formes et glissant sur les pierres,
Recréant la magie, le charme d’une danse.

Des êtres par centaines approchent lentement.
La douceur d’une hanche se mêle à l’agression
De la forme d’une arme qui marque le levant
Du sceau de l’ignorance, de l’incompréhension.

Je tremble et je frissonne, je crains ces troublions
Qui me semblent une armée levée contre mon âme
Par un être absolu qui commande aux visions
Que je perçois dans l’ombre et la lueur diaphane.

Mais l’astre tout puissant avance sans détour,
Effaçant d’un éclair d’une infinie beauté,
Ces ennemis qui sombrent avec l’éclat du jour,
Me sortant de ce songe que je fis, éveillé.
 

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