Il était devant toi et là sans le savoir,
Son image dissolue, son assurance claire
Ont planté dans tes yeux comme nées d’un grimoire
Les magies de l’amour et du désir sincère.
Le transport ainsi
ressenti par ton être
A créé le besoin de tout savoir de lui,
Ses envie, ses desseins, enfin de le connaître,
Et d’être dans son lit, juste être dans sa vie.
Et ce que tu as su,
les détails éprouvés,
Certitudes acquises, nées de l’expérience,
Te mettant face à face avec la vérité,
Tu les a occultés, enivrée dans tes sens.
Et je t’ai vu souffrir
de toujours trop l’aimer
Sans obtenir le quart de la part de cet être
Qui s’est joué de toi, amoureuse abusée
Par ses mots enjôleurs, le pouvoir du paraître.
Alors écrase
le , terrasse son souvenir,
Macule son image et de rides et d’horreur,
Bouscule ces évidences et ranime ton cœur,
Ce cœur si pur, si doux, qui ne peut plus souffrir,
Ce cœur si doux, si pur, que tu voulais offrir,
Et qu’un jour le destin comblera de bonheur.