Je ne te connais pas, je ne sais qui tu es,
Ce à quoi tu espères, ni ce que tu redoutes,
Je ne sais si tes mains ont quelques fois saignées,
Si tu sais rester fière et ce quoi qu’il t’en coûte.
Je ne sais si les plaies
que je vois sur ton âme,
Sauront cicatriser sans laisser une trace,
Si tes peurs d’enfants qui la nuit te réclament,
Tu essayes d’oublier lorsque mes bras t’enlacent.
Mais tu n’auras jamais
à m’expliquer cela,
A rougir devant moi, à vouloir me mentir,
Comme à ceux qui avant ont tout voulu de toi,
Pour changer ton image, pour mieux la pervertir.
Je ne veux rien de
toi, sinon que tu m’acceptes,
Que tu saches toujours que je veux être tien,
Pour que sur notre amour, le temps un peu s’arrête,
Et que tous mes baisers baptisent tes matins.