Des plages désertes
aux villes assourdissantes,
Dans le froid et le vent,
ou dans la solitude,
Au delà des espoirs
et des chances insolentes,
Perdue dans ces demeures,
emmurée d'habitudes,
Sous le corps endormi d'un
amant épuisé,
Au fond des rues salies par
la misère qui traîne,
Sans parure, ni diamant,
dans un vieux jean usé,
Quand ton coeur piétiné
ne sera plus que haine.
Quelle que soit ta vie, et
ta place, ou ton rang,
Que tes désirs se
mêlent au torrent de mes peurs,
Que jamais plus tu ne sois
cette image d'avant,
Je t'aimerai encore, en ce
monde et ailleurs.
Sur les champs de bataille,
front levé, poings serrés,
Pleurant sous la mitraille,
ne voulant plus te battre,
Quand tu ne verras plus ton
étoile briller,
Quand ton regard aura connu
trop de massacre.
Tes mains douces et caresses
devenue lames ou pierres,
Ton besoin de séduire,
brisé et évanoui,
Que tu sois reine d'un jour
et mendiante d'hier,
Que tu parles d'amour en
ne pensant qu'à lui,
Quelle que soit ta vie, et
ta place, ou ton rang,
Que tes désirs se
mêlent au torrent de mes peurs,
Que jamais plus tu ne sois
cette image d'avant,
Je t'aimerai encore, en ce
monde et ailleurs.