Dans un coin de montage un vieillard marchait,
Racontant son histoire à qui voulait l’entendre
Ignorant la folie du monde et du progrès
Préférant pour tout lit un tapis d’herbe tendre.
Il riait de la mort,
philosophant sans cesse
Sur les joies dont les hommes oublient de se nourrir
Telles la caresse du vent qui jamais ne les blesse
Où le chant d’un ruisseau né pour les rafraîchir.
On le traitait de fou,
de donneur de leçons
Lui disant que le monde n’est pas comme il le pense
Que la ville est bien loin d’être une grande maison
Et que le mot « bonheur » est lié à « dépenses
».
Il est mort en été
couché dans la prairie,
Seul et sans un cercueil, mais avec un sourire
Bien qu’il soit resté à jamais incompris
Par ces « jeunes dynamiques » qui ne savent que courir.