Pardonne-moi.


Parce que je n’ai pas su en toi voir les souffrances
Parce que j’ai toujours cru qu’à jamais tu m’aimerais
Parce que je n’ai pas pu sans cesse te protéger
Et faire un paradis de toute ton existence,
Pardonne-moi.

Parce que l’enfant en toi j’ai voulu effacer,
Parce que la violence était ma seule force,
Parce que j’ai refusé d’accepter ce divorce,
Ravisseur permanent de toutes tes libertés,
Pardonne-moi.

Pardonne-moi d’être cet homme à tes côtés,
D’avoir été celui qu’un jour tu as aimé,
Qui a voulu faire de tes jours le bonheur,
Mais ne parvint qu’à pervertir tes heures.
Pardonne-moi de t’avoir fait croire en l’amour,
D’avoir fait trembler ton cœur, ton corps,
D’avoir piétiné ce que tu es, tes trésors
Et sali  le ciel azuré de tes jours.

Pardonne-moi.

Et si tu peux de ta haine éradiquer ma personne,
Si la joie dans ta vie pour toujours réapparaît,
L’amour se lovant à nouveau dans ton cœur,
Les larmes ne subsistant que si elles sont de bonheur,
Alors je pourrais disparaître à jamais,
Telle la feuille morte emportée par l’automne,
Mais d’ici là, je t’en supplie,
Pardonne-moi.

 

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