Perdu.


Une rue sans histoire, une ville déserte,
Ces endroits qui reflètent tant et tant de départs,
Ces fenêtres éteintes, les horloges qui s'arrêtent,
Ma vie est comme ici, désormais dans le noir.

Je veux tendre mes mains et parler comme on rit,
Avec dans la voix des éclats de bonheur,
Refuser les murmures et les teintes de gris,
Qui glissent sur mon âme, soufflés par les douleurs.

Et celle qui est là, qui m'aime avec tendresse,
Je ne voudrais pour elle que joie et insouciance,
Que jamais rien au monde ne la touche ou la blesse,
Et que chaque matin soit une renaissance.

Mais encore aujourd'hui je n'y parviendrai pas,
Je souhaite m'envoler, mais ne quitte le sol,
Je ne sais même plus étoiler de paroles,
Cette vie qui ne sait déjà plus où elle va.
 

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