Quand la douleur se fait plus belle...


Quand la douleur se fait plus belle,
Les mots se meurent, silence infini,
D'un cri qu'on étouffe, prunelles qui ruissellent,
On a tous un jour mal à sa vie.

Jamais les yeux levés au ciel,
Jamais ces paroles qu'on oublie
Prières envolées que l'on essaye
C'est peut être ce que vaut le Paradis.

Que les jours se fanent et les heures tonnent,
Le fardeau d'une absence ne se dilue pas,
Le souvenir d'un amour qui frissonne,
Je n'en ai plus eu depuis toi.

Les mains sur les yeux, et les cheveux qui volent,
Ignorance du demain, et futiles détours,
On sait rire de naissance, des couleurs d'une parole,
J'ai appris à pleurer quand j'ai perdu tes jours.

Hier il a fait froid, plus froid que d'ordinaire,
Mes mains ne sentent plus l'absence de ta peau,
J'ai souris un instant, douceur éphémère,
Tu m'as laissé cela, j'accepte le cadeau.

Que les jours se fanent et les heures tonnent,
Le fardeau d'une absence ne se dilue pas,
Le souvenir d'un amour qui frissonne,
Je n'en ai plus eu depuis toi.
 

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