Quand la douleur se fait
plus belle,
Les mots se meurent, silence
infini,
D'un cri qu'on étouffe,
prunelles qui ruissellent,
On a tous un jour mal à
sa vie.
Jamais les yeux levés
au ciel,
Jamais ces paroles qu'on
oublie
Prières envolées
que l'on essaye
C'est peut être ce
que vaut le Paradis.
Que les jours se fanent et
les heures tonnent,
Le fardeau d'une absence
ne se dilue pas,
Le souvenir d'un amour qui
frissonne,
Je n'en ai plus eu depuis
toi.
Les mains sur les yeux, et
les cheveux qui volent,
Ignorance du demain, et futiles
détours,
On sait rire de naissance,
des couleurs d'une parole,
J'ai appris à pleurer
quand j'ai perdu tes jours.
Hier il a fait froid, plus
froid que d'ordinaire,
Mes mains ne sentent plus
l'absence de ta peau,
J'ai souris un instant, douceur
éphémère,
Tu m'as laissé cela,
j'accepte le cadeau.
Que les jours se fanent et
les heures tonnent,
Le fardeau d'une absence
ne se dilue pas,
Le souvenir d'un amour qui
frissonne,
Je n'en ai plus eu depuis
toi.