Un samedi comme un autre


Un samedi comme un autre, un soir comme aujourd’hui,
Une porte qui tourne sur les gonds de ma nuit,
Des bruits d’amants qui crient un amour lumineux,
Un cœur qui bat tout seul voulant vivre pour deux.

Mon esprit s’étourdit dans ce calme semblant,
Je ne veux plus le voir ce miroir reflétant
La solitude amère où j’erre depuis toi,
Depuis ce jour de guerre dont je ne reviens pas.

Entends mon cri, ma peine, cette douleur d’aimer,
Ecoute mon cœur qui saigne, toi qui l’a poignardé,
Regarde un peu ce monde que nous avons détruit
Et reviens dans ma mort pour me donner la vie.

Lentement je parcours la maison de nos rêves,
Toutes tes habitudes dans ma mémoire se lèvent,
Je te vois devant moi relevant tes cheveux
Maquillant ton regard pour jouer de tes yeux.

Tu avances vers moi, tu es belle à mourir,
Je souris attendrit, enivré de désir,
Et je t’ouvre mes bras pour t’enlacer enfin,
Mais las tu disparaît avec le matin.
 

 

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